Sarah Khoufache, étudiante en Master 2 Marketing spécialisation E-business, pose la question : « Comment le web 3.0 transforme-t-il les media de masse ? »
Objectif : Démontrer qu’Internet des objets et la réalité augmentée rendent les media traditionnelle interactif et personnalisable.
Sarah Khoufache : Depuis l’évolution du web, on constate que les media traditionels regressent. Pensez-vous que les media de masse ont-il un avenir ? et comment?
Pascal Isman : Il est évident que les médias de masse ont un avenir, mais pas sous la forme actuelle : on assiste à une lente évolution, on va vers une complémentarité avec le web. Par exemple pour la télévision avec les services de VOD, ou avec la presse papier à des abonnements pour la version électronique et même parfois à une version spéciale pour ce nouveau format, intégrant des médias animés et plus d’interactivité.
Mais il est vrai aussi que les canaux de diffusion vont continuer à se multiplier. Les grands média que sont la télé et les journaux vont devoirs continuer à évoluer. Curieusement la radio semble peut touché par ce phénomène, peut-être a-t-elle pris le virage plus en douceur.
S.K. : À votre avis, en quoi internet des objets et la réalitée augmentée peuvent -ils transformer les media de masse ?
P.I. : En habituant le grand publique à une expérience personnalisé, l’internet des objets diminue mécaniquement le temps que passent les gens devant les média de masse, et donc l’influence de ceux-ci.
Les grands médias vont donc devoir évoluer, bien malgré eux, vers plus de souplesse.
La réalité augmentée, quant à elle, peine encore à trouver une véritable utilisation autre que le marketing de la nouveauté. Je pense que ce n’est qu’une nouveauté technologique qui n’apporte pas grand chose à la communication, un peu comme le relief au cinéma. Par contre c’est très intéressant au niveau de l’expérience utilisateur, ça permet de présenter des informations sous un jour nouveau, plus intégrés dans le paysage, comme avec Layar.
S.K. : On constate que les internautes sélectionne de plus en plus les contenus qu’ils souhaitent voir en fonction de leur intérêts. A votre avis est-ce la demande qui influe sur le développement de nouvelles technologies ?
P.I. : Pour moi il est clair que non. C’est une course à l’innovation qui se joue entre les grands constructeurs. L’exemple le plus frappant est le relief qui est imposé partout, au cinéma comme à la télé, en passant par la photo et le jeu vidéo … et qui malgré tout peine à s’installer, faute de demande.
Dans un même temps, il y a toute une génération qui a grandi avec internet, les téléphones portables, et maintenant les réseaux sociaux. Pour eux tout ça est naturel et ils aspirent forcement à de la nouveauté.
D’autre part, il y a des innovations technologique, comme le passage de la 3G à la 4G qui sont forcement attendu par les plus technophiles d’entre nous.
S.K. : Est-ce que l’interactivité et la personnalisation des media traditionnels serait une solution pour leur donner un nouvel élan ?
P.I. : Effectivement, c’est bien ce que je pense. Au travers de leur version électronique, voir leur application dédié à la lecture sur les tablettes et smartphones, la presse à déjà entamé cette mutation. De même les chaines de télévision permettent de revoir les programmes en ligne. Mais est-ce bien suffisant ?
Le nerf de la guerre étant les revenus de ces médias, de la pertinence des pubs qu’ils diffusent, et plus largement leur survie, il va falloir qu’ils continuent à faire leur boulot, produire de l’info et la diffuser. Il faut aussi inclure les nouvelles pratique du public, le partage des informations à leur « amis », ainsi que la production de l’info par des non-journaliste.
Pour conclure
P.I. : On observe une lente évolution des habitudes qui tendent cependant vers la personnalisation, l’instantanéité et le partage. C’est une évolution par palier, le plus récent étant sans doute l’arrivé des tablettes et de leur utilisation par la presse.
















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2 commentaires
La prochaine étape évolutive du web, soit le « web 3.0 », se développe peu à peu depuis les dernières années. Elle fait référence à l’Internet des objets
Intéressant.