Route et voiture

– Désolé Monsieur, je vous assure vous ne pouvez pas circuler avec votre véhicules sur cette voie ! C’est contraire à notre politique de sécurité !

– Mais je ne comprend pas ! Qu’est ce qui ne va pas ?

– C’est bien simple, nous n’avons testé que des modèles de la marque Toyodi et Fordissan, votre Peugeotroen ne fait pas parti de notre liste blanche des marques de véhicule autorisé à circuler sur notre réseaux d’autoroute. Désolé, mais il va falloir changer de véhicule pour utiliser ce service.

– Monsieur !! Je ne changerai pas de véhicule à cause de votre politique commerciale ! Je prendrai la route national qui est gratuite, ouvert, et respectueuse des choix des automobilistes ! Bonne journée Monsieur.

Vroum

#mercredifiction #automobile #voiture #libre choix #politique

Nextcloud

Depuis quelques mois j’utilise NextCloud un cloud #OpenSource. J’ai opté pour l’offre chez Zaclys qui est simple, économique et efficace.

Pourquoi ?

L’utilisation d’un cloud personnel ne coule pas de source, tout le monde n’en a pas besoin. Personnellement je l’utilise pour accéder à mes fichiers, à mes notes, mes contacts, mes agendas mes listes de taches. Ça m’est aussi utile pour partager des dossiers, des photos. C’est un peu la base d’un cloud vous aller me dire. Oui 😊

Comment ?

Je l’utilise sur plusieurs type d’objets. Avec l’application qui me permet de synchroniser tout ça sur mon iMac 🖥 (MacOS), sur mon ordinateur portable 💻 (Linux/Ubuntu), sur mon smartphone 📱 (LineageOS) et en mobilité sur d’autre ordinateur grâce à l’accès web.

Je suis particulièrement contant de l’application de note et de ToDo sur Android.

Pour ce qui est des contacts ou des agendas, je peux les synchroniser dans leur application respective.

Je vous recommande vivement cette solution qui n’a pas à rougir face à des DropBox, GoogleDrive et autre service centralisé !

Librement,
Pascal

Mes premiers achats en Ğ1 (june)

Je suis super contant parce qu’hier soir j’ai pu faire mes premiers achats avec la monnaie libre Ğ1 (ou June). Ça fait deux mois que j’en suis membre et je créé comme les 450 membres ( chiffre du 23 nov. 2017) 1 Dividende Universel par jour. En ce moment il est de 10,01Ğ1.

J’avais donc dans les 500Ğ1 à dépenser lors de l’apéro organisé par Monnaie Libre Occitanie et ça tombe bien puisqu’il y avait des nems et du savon artisanal à acheter.

J’ai donc fait mes achats, 20 nems pour 100Junes et 2 savons pour 70 Junes et une petite part en euros de 1,20€.

Pour ma part j’ai pu vendre quelques kilos de pomme ultra bio ! J’ai laissé le prix libre et c’est allé de 15Junes à 50Junes pour un gros kilo de pomme. La loi du marché, même avec la monnaie libre.

Ce qui est sympa c’est de voir que les prix sont trés évolutif, du simple à la dizaine. J’imagine que ça va se stabiliser avec le temps. :-)

Changer la touche de niveau 3 (AltGr) sous Ubuntu 16.04 LTS

Je vous livre une petite astuce qui m’a pris deux jours à trouver. En effet j’ai installé Ubuntu 16.04 LTS sur un vieux MacBook 1-1. Il est en dualboot avec MacOs 10.6.8, mais la n’est pas le problème.

Le problème c’est que je ne pouvais plus faire de caractères spéciaux comme { « Ç ø ou encore ] et quand on veut programmer c’est pas pratique. L’astuce vient de askubuntu(en anglais) et il suffit d’exécuter la commande suivante dans un terminal :

gsettings set org.gnome.desktop.input-sources xkb-options "['lv3:ralt_alt', 'lv3:lalt_switch']"

Ça échange la touche Alt de droite (qu’il n’est pas présente sur un clavier de MacBook) avec la touche Alt de gauche. Tout simplement ! Je n’ai pas trouvé de moyen de faire ça de manière graphique par contre.

Le paysage contemporain de la ville de Marseille – citation

Carte postale ancienne de Marseille, la Canebière

Citation tiré de la revue « Ville et résistances sociales » n°38/39, 2008, des éditions Agone. J’ai ici relevé les passages qui m’ont particulièrement parlé mais je vous encourage à aller lire l’article entier. Note, les passages en gras sont de mon fait.

Et je mets cet article en résonance avec cette vidéo « 4 ways to make a city more walkable« . Bonne lecture et bon visionnage.

 


 

« L’hégémonie politique de la petite et moyenne bourgeoisie qui caractérisa la defferisme se traduisit par un discours axé sur le mono-développement du secteur tertiaire et par la volonté de constituer une image de la ville qui lui soit adapté. [….]

La plupart [des trois cents PME] devaient disparaître dans les années suivantes ou passer sous le contrôle de groupe étrangers, grands bénéficiaires de l’aménagement de la ZI. Bien plus que d’un transfert d’activité de la ville à la banlieue, il s’agit d’un transfert de pouvoir, le déplacement géographique soulignant le déplacement du rôle dirigeant en matière industrielle : celui-ci passait des sociétés locales autofinancées aux sociétés délocalisées à forte concentration capitaliste. [….]

Des sociétés opérant à l’échelle mondiale n’avaient aucune raison d’installer des bureaux dans une ville devenue périphérique ; la gestion des usines de Fos se fait à partir de métropoles, à Paris, Londres ou New York, pas au bord de la Méditerranée.  [….]

Le modèle de développement exprimé à la fois dans le gigantisme industriel de Fos et dans l’urbanisme fonctionnaliste entra en crise à son apogée, mais il avait réussi à accomplir une rupture irréversible dans l’espace, désormais organisé à une échelle insaisissable par ceux qui y vivaient. [….]

Tout ce qui constituait le tissu social, urbain et culturel des communes de la mer de Berre avait fini par se déchirer. Marquant une discontinuité radicale, les grands ensembles HLM et les zones pavillonnaires s’étaient constitués comme autant d’entités closes où l’on vivait à l’écart des noyaux urbains ou villageois préexistant. À la rudesse de la vie traditionnelle s’était substitué le confort domestique d’une existence solitaire, loin des autres et de son environnement. [….]

Autoroutes et supermarchés avaient dessiné le nouvel espace dans lequel il faudrait s’habituer à vivre. Le rapport des hommes à l’environnement était désormais médiatisé par l’automobile, rendue obligatoire comme moyen de transport en semaine et comme moyen d’évasion dominicale. [….]

Venant d’une ville où la diversité du tissu urbain unifiait les différents aspects de la condition ouvrière, ces Marseillais percevaient dans le modèle vitrollais, fondé sur le zonage, un système d’isolement et de séparation sociale. [….]

La ville résultait d’une patiente accumulation, dans laquelle des formes et des fonctions multiples avaient réussi à se combiner. À plus forte raison les villes maritimes, caractérisées par l’attraction centripète du Port : pendant près de mille ans, des personnes aux origines et aux activités diverses s’étaient mélangées au cœur de ces villes qui ne connaissaient guère la ségrégation résidentielle, et cette mixité engendra une culture urbaine encore plus affirmée que dans les villes continentales. [….]

Les deux éléments solidaires qui organisaient l’espace de la ville, la rue et l’îlot de maisons ont été remplacés par la rocade et la zone. Dans le tissu néo-urbain qui s’étale autour des villes depuis cinquante ans, c’est la voie d’accès qui organise l’espace urbain, ensuite découpé en zones. [….]

La construction en îlots avait tracé le cadre de la vie urbaine par les relations qu’elle permettait d’établir entre intérieur et extérieur ; les façades se trouvaient ainsi à la charnière de la demeure et du passage, constituant l’environnement de la ville. Cette relation entre le bâti et la voirie se trouva également désarticulée par le zonage. À la rocade autoroutière fit alors écho le bâtiment isolé, entouré de vide [….]

Si la première vague d’occupants de ces cités avait connu l’euphorie du confort moderne accessible à prix modique, ceux qui avaient eu la disgrâce d’y naître allaient se révolter à l’idée de devoir y passer leur vie : ce fut sous l’aspect sauvage de la délinquance juvénile que s’exprima la remise en cause de l’urbanisme fonctionnaliste. [….]

Les cités-dortoirs avaient été conçues pour des habitants ayant une occupation professionnelle et une voiture. [….]

Ramener le « malaise des banlieues » à un simple manque d’équipements sociaux permettait de ne pas mettre en cause l’inhumanité de l’urbanisme. [….]

Mais aux investissements lourds de la construction succédèrent des frais d’entretien prohibitifs (ascenseurs, aération, chauffage, nettoyage des parties communes, etc.) qui eurent tôt fait d’excéder les capacités de gestion des offices HLM, de sorte que ces immeubles se dégradèrent rapidement, accélérant la fuite des moins démunis. [….]

Le comble est que les grands ensembles sous-utilisent l’espace tout en donnant à leurs habitants une sensation d’entassement ! Les mêmes personnes qui avaient pu cohabiter ailleurs ne pouvaient plus se supporter ici [….] »

Alèssi Dell’Umbria